Confondre ce que l’on fait et ce que l’on vaut

Méridien : Vaisseau Conception / Muscle : Sus-épineux

Ce que le corps raconte

Le sus-épineux, c’est le muscle qui démarre le mouvement du bras, celui qui donne l’influx de départ. Quand l’énergie de ce méridien est suffisante, l’idée passe de la tête au corps, elle s’incarne. Quand cette énergie vient à manquer, le projet reste prisonnier du mental.

Et derrière ce blocage, une confusion très répandue : confondre ce que l’on fait et ce que l’on vaut. Le perfectionnisme, au fond, c’est se regarder comme un objet qu’on pourrait « améliorer ». Or on améliore un objet. Une personne, elle, a de la valeur sans avoir à être optimisée.

Où se situe-t-on ?

On évalue sa valeur à ce que l’on accomplit. On est perfectionniste, jamais pleinement en paix avec le résultat. Et au moindre raté, ce n’est pas « j’ai raté quelque chose », c’est « je suis un échec ». La différence est énorme : l’une parle d’une action, l’autre condamne tout entier.

Reprendre son pouvoir

L’émotion juste, c’est la réussite, mais pas celle qu’on croit :

« Je suis une réussite. »

Ce n’est pas « j’ai réussi telle chose », mais plutôt : le plaisir d’être qui l’on est, et d’aimer ce que l’on fait au point de le faire pour le plaisir, sans attendre le résultat en retour.



Sortir le projet en attente et en faire la version imparfaite. Le brouillon moche. La version « pas prête ». Démarrer imparfaitement, c’est rendre au sus-épineux son rôle : faire passer la vie de la tête au corps.